Psychophobie

De la psychophobie (et autres problèmes) chez les véganes, antispécistes et animalistes (3) : eugénisme, reproduction des oppressions, violence…

Articles précédents sur le sujet (1 et 2). J’ai décidé d’écrire ces articles après être tombé sur une vidéo horrible qui compare la valeur de la vie des personnes handicapées mentales et des animaux, et je me suis rendu compte qu’il y avait énormément à dire.

Avertissement : J’aborde dans cet article toutes les comparaisons entre l’exploitation animale, et le viol, la Shoah, etc. Je parle aussi de la manière dont les personnes marginalisées sont animalisées par les dominants. Je parle des insultes racistes, homophobes… avec des noms d’animaux.

Je vais essayer d’aborder un certain nombre d’autres choses qui craignent, selon moi, politiquement dans ces milieux.

Et oui, je sais, pas tous les véganes. Juste les véganes privilégiés en fait.

Eugénisme et complexe de supériorité

Qui n’hésitent pas à dire que les véganes devraient faire des enfants ensemble, parce que « les véganes sont plus intelligents, plus moraux et plus sains, et donc ça donnera de meilleurs enfants« . Et qui n’hésitent pas à dire que les consommateurs de viande ne devraient pas avoir le droit de faire et d’éduquer des enfants. Ca va les chevilles ?

Cela va bien avec le fait d’appeler les non-véganes des « tarés » et « débiles » (qui ne méritent pas de vivre) ou de comparer la valeur de la vie des animaux et des personnes handicapées mentales, d’ailleurs.

Violence militante ordinaire

Je veux parler de deux types de violence (qui se mélangent pas mal). La violence interne au milieu militant, entre militants. Qui existe dans les autres milieux militants aussi.

Rappel : non, on n’a pas tous le devoir d’être d’accord sur tout et de suivre la ligne du Parti. C’est normal qu’il y ait des désaccords. Et cela ne fait pas des autres des « mauvais véganes », des « traîtres »…

Les personnes qui n’ont pas un mode de vie végane à « 100% » non plus, ne sont pas des traîtres ou des mauvais véganes. D’ailleurs le 100% ça n’existe pas. La perfection est impossible dans notre société de ce côté. A moins de produire tout (vêtements, nourriture…) par soi-même.

Et puis la violence envers « les carnistes » et « les ovo-lacto-végétariens » et les ex-véganes. J’explique déjà ici en quoi c’est indécent comme attitude. Doublement indécent quand ce sont des personnes privilégiées qui donnent des leçons du haut de leur supériorité.

Un autre problème, commun à tout le milieu militant pour le coup, est l’injonction à être de parfaits militants, qui vont aux manifs, répandent le message dans leur entourage, et s’investissent à tous les niveaux. Comme si on était tous égaux face à ça.

NON. Pour ne parler que des manifestations par exemple, il y a plein de facteurs qui rendent difficile ou impossible à certaines personnes d’y aller (lieu d’habitation, travail, enfants, maladie, handicap moteur, handicap social, etc). De même, tout le monde n’a pas le luxe de s’afficher publiquement végane et d’en faire la promotion (avec le coût social d’une telle démarche), ni les capacités sociales pour défendre une cause auprès des gens, etc.

Comme pour tout le reste, l’objectif devrait être de faire de son mieux (sans se bousiller la santé mentale et physique au passage). En se rappelant que ce mieux n’est pas le même d’une personne à l’autre.

Les comparaisons entre animaux et groupes humains marginalisés

J’ai finalement décidé que ce sujet méritait un article entier.

 

La reproduction des oppressions

Toutes les variations sur le thème de « on en a fini avec le racisme, le sexisme et l’homophobie » (non), « maintenant c’est au tour du spécisme ». Arrêtez de faire comme si on en « avait fini » avec les oppressions humaines (quelles qu’elles soient). Cela montre juste vos privilèges de penser ça.

Le racisme et le colonialisme

1 ) Les comparaisons avec la Shoah, les victimes juives, tsiganes…

2 ) Les animalistes et véganes qui vont répandre le message en Asie, en Afrique, en Océanie, en Amérique latine, comme si les mouvements locaux n’existaient pas et avaient besoin d’occidentaux pour leur expliquer.

3 ) Et qui tentent de faire interdire les pratiques culturelles et religieuses (ou stigmatisent ces pratiques) chez des peuples autochtones, qui ont été et sont encore colonisés.

4 ) Quand Gary Yourofsky cautionne la politique colonialiste d’Israël.

5 ) Les critiques qui se concentrent sur l’abattage halal ou kasher, la consommation de chien et de chat en Chine… et qui font un peu comme si c’était « pire » que l’exploitation animale occidentale classique.
Je ne parle évidemment pas des personnes concernées (juives, asiatiques, musulmanes…) qui critiquent ces pratiques de l’intérieur, mais des personnes blanches occidentales qui le font en mode colon.

6 ) L’instrumentalisation de « la faim dans le monde », à laquelle le véganisme remédierait, et qui serait due à l’exploitation animale. Ce qui est problématique n’est pas de pointer les effets de l’industrie de l’élevage (au contraire), mais de faire comme si il n’était question QUE de ça.

Voici deux liens : la faim expliquée, et Pourquoi l’agriculture est protégée dans les pays riches et pénalisée dans les pays pauvres. Les facteurs évoqués sont la spoliation des terres par les multinationales et les (ex)-colons, l’organisation de l’économie (qui privilégie les exportations dans les pays anciennement colonisés vers l’Occident)…

Autrement dit, la faim est causée par l’exploitation des terres, ressources et populations non-occidentales par des compagnies (en majorité) occidentales (et des élites locales complices). Exploitation auxquels participent les consommateurs occidentaux en achetant (y compris les véganes qui achètent du quinoa, des légumes, du riz… de l’étranger).

Faire comme si c’était seulement un problème d’exploitation animale, c’est faire comme si il suffisait d’abolir ça pour que le problème disparaisse (alors que non : le problème perdurera tant que le capitalisme et le (néo)-colonialisme perdureront), et c’est évacuer nos responsabilités de consommateurs occidentaux en tant que tels (véganes inclus, j’insiste). En plus, c’est instrumentaliser la faim pour une autre cause.

7 ) L’exploitation de l’image d’enfants (africains) victimes de la famine.

8 ) La complaisance, ou au moins la relative tolérance, envers des fachos, colonialistes, islamophobes et autres antisémites. Si le mouvement en tant que tel n’avait pas un problème, Brigitte Bardot, Gary Yourofsky et les autres n’auraient jamais pu acquérir et conserver un tel statut dedans. Laisser parler et laisser de la place à des racistes (en haut lieu), c’est cautionner.

9 ) L’indignation sélective après la mort du lion Cecil (par braconnage), mais pas par rapport à la situation colonialiste (braconnier blanc dans un pays africain) qui se jouait en même temps.

Ou les shitstorms qu’ont subi les parents d’Isiah Gregg, le petit garçon américain (noir), suite à la mort du gorille Harambe. La responsabilité n’en incombe pas qu’aux véganes et animalistes mainstream, mais tout de même en partie.

10 ) Les comparaisons avec la traite et l’esclavage.

11 ) Yves Bonnardel et 269Life qui comparent l’abolition passée de l’esclavage, et l’abolition à venir (on espère) de la viande. Déjà, ça commence mal.

En plus, Bonnardel semble penser que l’esclavage a été aboli car il n’était « plus recevable auprès de la société » (traduction : parce que les occidentaux se seraient soudainement rendus compte que c’était mal et achetés une conscience).

Alors, déjà, il faut arrêter d’ignorer les révoltes des esclaves. La plus célèbre est la révolution haïtienne, mais il y en a eu des centaines d’autres. Voici une liste non-exhaustive de ces révoltes. Il ne faut pas non plus oublier l’Underground Railroad, qui a permis à des esclaves de s’échapper du sud des USA, et auxquels ont participé des milliers d’ex-esclaves ou descendants d’esclaves.

Bref, ne faisons pas comme si c’était nous (les blancs) qui avions libéré et sauvé les esclaves, c’est faux.

Par ailleurs, les Britanniques, les Français et les Américains ont aboli l’esclavage d’abord pour des raisons économiques, politiques et militaires, et ensuite pour se donner meilleure conscience. Le souci réel du bien-être, de la dignité et de la liberté des (ex)-esclaves était lointain voire absent.

Aux USA, une des raisons principales était que les industriels (nordistes) souhaitaient que les esclaves soient libérés des plantations (du sud), afin qu’ils puissent former une main d’œuvre bon marché (faisant concurrence aux immigrés européens pauvres, autre main d’œuvre bon marché). Si vous voulez en savoir plus sur les interactions économiques et politiques (entre les syndicats ouvriers blancs, les planteurs, les industriels…), et que vous lisez l’anglais, vous pouvez lire (en ligne ou sur papier) How the Irish Became White. Il n’a pas encore été traduit malheureusement (si quelqu’un a une autre source en français…).

Une autre raison était que Lincoln, durant la Guerre de sécession, espérait que les esclaves se révoltent afin que les sudistes perdent. D’ailleurs, au tout début de la Guerre de Sécession, il y a des Etats qui ont pris le parti de Lincoln (qui ne prônait pas encore l’abolition) et qui pratiquaient l’esclavage eux-mêmes (Kentucky, Maryland, Missouri, Delaware).

En outre, l’abolition de l’esclavage n’a pas mis fin au racisme. Autour de 1865 il y avait des propositions de transférer tous les anciens esclaves au Libéria; il y a eu la ségrégation, les lynchages, le Ku Klux Klan…

La France et la Grande-Bretagne, elles aussi, ont continué l’exploitation (en tolérant des formes d’esclavage jusqu’à la fin du 20ème siècle malgré la proclamation de l’abolition, en pratiquant le travail forcé, en utilisant la conscription dans les colonies pendant les guerres mondiales…).

Encore aujourd’hui, cette exploitation perdure, sous forme de prisons privées (dont les propriétaires s’enrichissent grâce à la répression policière et à l’incarcération de masse), de guerres impérialistes, de trafic d’enfants, de l’exploitation des immigrés clandestins (BTP, agriculture, services à la personne…), du trafic d’organes, du trafic sexuel…

Il faut donc arrêter de prétendre qu’on a aboli l’esclavage pour des raisons morales, ou qu’on a cessé l’exploitation.

La psychophobie et le validisme

J’en ai déjà parlé avant.

Le classisme

J’en ai aussi parlé avant.

La grossophobie

L’utilisation des argumentaires du type « les personnes grosses sont grosses parce qu’elles mangent mal » (ce qui est déjà simpliste et problématique en soi), et « elles mangeraient mieux en étant véganes ». Avec éventuellement un sous-entendu (grâce aux images) que « elles deviendraient plus belles ».

Déjà, c’est instrumentaliser les personnes obèses tout en les stigmatisant (comme personnes qui sont forcément en mauvaise santé, qui sont responsables de leur situation, qui mangent mal, qui sont responsables de l’exploitation animale, qui sont moches…). C’est faire comme si il n’y avait pas de personnes véganes grosses. C’est faire comme si c’était forcément mieux pour la santé, plus joli, et mieux en soi d’être mince (l’injonction à la minceur est responsable de beaucoup de TCA).

Dans les faits, les personnes grosses ne sont pas forcément en mauvaise santé (même si l’obésité PEUT être morbide), et les personnes minces en bonne santé. Les causes de l’obésité (morbide ou non) ne sont pas forcément « manger mal / trop / trop gras », il peut y avoir des facteurs génétiques, des maladies, des handicaps qui jouent un rôle.

Et surtout, la « malbouffe » n’est pas (globalement) une responsabilité individuelle des personnes concernées, mais le résultat du manque d’argent, de temps, d’énergie… de personnes exploitées par le monde du travail. En général, les plus marginalisées. Et faudrait pas occulter ça.

Les campagnes véganes américaines, parfois, utilisent en plus l’image de personnes obèses (en général des femmes, en général noires et latinas, en général pauvres), pour appuyer cet argumentaire. Du coup, non seulement c’est grossophobe, mais classiste, sexiste et raciste.

La grossophobie des campagnes de PETA.

Le sexisme , la putophobie et la transphobie

Les campagnes misogynes de PETA.

Les comparaisons entre les animaux et les travailleuses du sexe. Ou entre leur exploitation respective.

Les comparaisons entre viol et insémination forcée.

Et, un truc légèrement plus subtil. Les comparaisons entre l’exploitation (notamment reproductive) des femelles (d’élevage) et la misogynie sont souvent faites d’une manière qui renforce l’idée que les seules femmes (et les seules victimes de la misogynie) sont les femmes cis et dyadiques, dotées d’un appareil reproducteur dit féminin.

Bref, comme on peut le voir, le véganisme mainstream (celui des personnes privilégiées) renforce et perpétue à peu près toutes les oppressions possibles.

L’attitude (individuelle) de dominants de beaucoup d’antispécistes

J’ai déjà bien développé ces points ailleurs, donc je vais juste les rappeler brièvement.

1 ) Donner des leçons aux personnes marginalisées, lorsqu’elles ne sont pas véganes, pas assez, pas comme il faut… du haut de ses privilèges.

2 ) Utiliser le vécu de ces personnes contre elles, pour leur donner des leçons. Exemple vécu : un mec cis blanc hétéro qui dit à des femmes, des gays et à un noir (ensemble) que « le spécisme c’est comme le racisme, le sexisme et l’homophobie ». WTF.

3 ) Les comparaisons entre les animaux et les personnes marginalisées. Entre leurs souffrances et leurs oppressions. Entre la lutte pour les animaux et les luttes humaines.

4 ) L’injonction (sur les personnes marginalisées) à « inclure la cause animale dans leurs luttes ».
La volonté de relier tout le temps la lutte animale (pour lui donner plus de légitimité je suppose) aux luttes humaines.

Je comprends la bonne intention. Mais en tant que personne marginalisée je trouve ça insultant.

5 ) Le concept même d’antispécisme, de spécisme, d’insultes spécistes… qui est basé sur une comparaison explicite avec le racisme et le sexisme.

6 ) Le fait de comparer la végéphobie avec, par exemple, l’homophobie. Je ne vais pas rentrer ici dans le débat sur « Est-ce que la végéphobie existe ? Est-ce grave ? Est-ce une oppression ? etc ». J’ai une position nuancée sur le sujet et j’en parlerais ailleurs. Pour résumer grossièrement, je pense que cette discrimination peut exister, mais pour des personnes déjà marginalisées par ailleurs.

Mais en tout cas, c’est pas comparable à l’homophobie. Et surtout, j’ai pas envie de voir des mecs cis, hétéros, blancs, valides, neurotypiques, de classe moyenne/sup… dire que « eux aussi ils vivent une oppression, la végéphobie ».

7 ) La Veggie Pride.

J’approuve et comprends totalement que des groupes humains marginalisés (pour une caractéristique intrinsèque) reprennent le concept de « Pride », par exemple Mad Pride, Muslim Pride, Black Pride…

Pour les véganes, je trouve ça assez limite. Mais bon, c’est pas très grave encore, si il n’y avait que ça, ça irait.

8 ) Les problèmes récurrents de racisme et de colonialisme, de sexisme, de grossophobie, de transphobie, de classisme, de psychophobie, de validisme… Et qu’on retrouve dans des figures et des organisations de référence du milieu (sans que ça ne les disqualifie automatiquement).

9 ) Le concept de « privilège humain ». Déjà, c’est encore une fois reprendre le vocabulaire et les concepts des autres luttes en voulant les calquer, faire un parallèle animaux / humains marginalisés.

Mais en plus, vous pensez réellement qu’on peut parler de « privilège humain » de la même manière pour les SDF, les paysans amazoniens, les réfugiés, et les bourgeois blancs du 16ème ? Que toutes ces personnes jouissent des mêmes bénéfices, et ont le même pouvoir de nuisance et la même responsabilité, « en tant qu’humains » ? Vous vous rendez compte qu’il y a beaucoup de groupes qui sont déshumanisés justement ?

Bref, je trouve ce concept très malaisant.

Dans les faits, j’ai cru remarquer (mais je peux me tromper) que beaucoup de personnes privilégiées sur tous les plans ou presque prennent un certain plaisir à être véganes et à participer au mouvement, car c’est un des seuls mouvements militants (avec les écolos) où il est plus difficile de leur faire remarquer leurs privilèges et leurs comportements oppressifs, et où elles peuvent prendre toute la place sans complexe (en se mettant encore une fois au dessus des autres)

10 ) Les postures misanthropes. Qui en général sont juste une manière de se placer au dessus des autres, tout en cachant un peu son racisme, son classisme, etc.

11 ) Le snobisme d’une partie « antispécistes » par rapport aux « simples » véganes. Ces personnes-là se placent, pour le coup, au dessus des autres par leur privilège culturel (et se pensent plus intelligentes, spoiler : NON).

12 ) Lorsque des personnes marginalisées vous expliquent qu’un truc pose problème, arrêtez de sortir une autre personne marginalisée qui est d’accord avec vous comme caution. Par exemple, il y a des personnes concernées que la comparaison animaux / personnes handicapées ne dérangera pas… et d’autres (nombreuses) que ça dérangera. Le fait que ça en dérange certaines (beaucoup) suffit à ne pas le faire.

C’est comme dans le bus. Si la fenêtre est ouverte et que certains ont froid, on ferme la fenêtre, on va pas dire « oui mais il y en a d’autres qui n’ont pas froid ».

Arrêtez de toujours vouloir défendre vos raisonnements, vous trouver des excuses…

13 ) Quand on vous parle des difficultés qui peuvent être liées aux handicaps, aux TCA, etc, arrêtez d’utiliser des personnes handicapées ou malades « qui y arrivent » pour dire que les autres devraient y arriver aussi et comme caution.

Pour aller plus loin :

http://lafemmeaucouteau.tumblr.com/post/149570622813/non-tout-le-monde-ne-peut-pas-être-vegan

https://tpunchintersectionnel.wordpress.com/2016/04/26/intersectionnalite-et-veganisme-avec-ru/

https://tpunchintersectionnel.wordpress.com/2016/04/29/intersectionnalite-et-veganisme-mise-au-point/

https://msdreydful.wordpress.com/2014/02/03/antispecisme-lultime-domination/

http://petit-coin-de-soleil.over-blog.com/article-l-antispecisme-une-lutte-facile-124978404.html

https://bananesecrasees.wordpress.com/2015/08/12/questionnements-sur-le-terme-dantispecisme/

https://ondeejeune.wordpress.com/2014/09/16/les-veganestm-ces-antispecistes-qui-nous-les-brisent/

http://equimauves.wordpress.com/2014/08/16/je-suis-un%E2%80%A2e-animal%E2%80%A2e/

En anglais.

https://dylanxpowell.wordpress.com/2014/03/01/veganism-in-the-occupied-territories-anti-colonialism-and-animal-liberation/

https://www.youtube.com/watch?v=XrOLoj4APvo

https://www.youtube.com/watch?v=FOXuqBnqqn4

https://www.youtube.com/watch?v=XrOLoj4APvo

https://www.youtube.com/watch?v=Xyr24y69sdI

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9 réflexions au sujet de « De la psychophobie (et autres problèmes) chez les véganes, antispécistes et animalistes (3) : eugénisme, reproduction des oppressions, violence… »

  1. Bonjour,
    je me suis abonnée, étant très contente d’avoir découvert votre blog. Je compte le lire extensivement dès que j’aurais le temps. Ça a l’air passionnant (et c’est drôle, je regarde Buffy contre les Vampires pour la première fois en ce moment ^^).
    Je vous ai cité dans mon Lexique. 🙂 J’espère que cela vous convient.
    A très bientôt et bravo pour votre travail !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci,
      je vais aller voir le lexique sur votre blog, j’ai déjà regardé l’article sur Little Miss Sunshine (un de mes films préférés), qui est intéressant. Le passage sur les grilles de lecture qui permettent de voir plus de nuances de la réalité (plutôt que des « lunettes » qu’on choisirait de mettre et retirer à volonté) est très pertinent aussi, d’ailleurs. C’est la même chose concernant la psychophobie et les questions de neuroatypies, c’est une grille de lecture qui s’applique aux situations sociales comme aux films, séries…

      Aimé par 1 personne

    2. Et ça fait longtemps que j’ai envie de lire Ursula Le Guin, j’ai toujours pas trouvé le temps et la motivation (mais je ne regarderais l’article qui en parle qu’ensuite pour pas me spoiler).

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  2. Pour ce qui est de vos articles sur le véganisme, je découvre des choses auxquelles je n’avais pas pensé.
    Je suis moi-même végétarienne par volonté d’avoir une alimentation impactant moins le réchauffement climatique. J’accompagne cette mesure de la consommation de denrées de France et de saison (au maximum possible financièrement parlant) ainsi que de nombreuses autres mesures dans la vie quotidienne. Je comprends parfaitement que tout le monde n’ait pas les moyens de faire cela. Néanmoins, quand on me dit « ça doit être cher d’être végétarienne », il faut admettre que ne pas acheter de viande et de poisson peut faire gagner de l’argent. Mais dans l’ensemble, l’achat de fruits/légumes/fromages/etc. français nécessite un certain niveau de vie. Je sais que je suis chanceuse.

    Il y a des points très intéressants que vous avez soulevé dans ce derniers articles, certains avec lesquels je suis parfois sceptique ou en désaccord. C’est très bien puisque cela me faire réfléchir et apporte une voix nouvelle dans mes propres raisonnements. 🙂

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    1. Pour ce qui est de l’intériorisation de la domination, je dirais qu’elle prend une autre forme chez les animaux (je ne suis pas dans leur tête, ce sont des suppositions). En les croisant de force, en modifiant leur style de vie et leur habitat à notre convenance, en réduisant leur liberté de mouvement, nous les avons modelé à notre aise. De leur côté, ils ont pour beaucoup perdu leurs comportements qui précédaient. Par exemple : certaines barrières peuvent aisément être sautées par des animaux, qui ne le font pour la plupart pas, étant habituées à rester enfermées. Ou encore ces vaches qui vont d’elles-même à la traite parce qu’on les empêchent pour la plupart d’avoir leur veau avec elles. C’est une forme d’intériorisation, selon-moi, quoique différentes de la forme existante dans l’espèce humaine.

      Je pense aussi que les insultes spécistes ont un autre ressort pervers, qui est celui d’établir comme norme une forme d’humanité non-animale et ultra-rationnelle. Vous expliquez bien à quoi cela mène.
      Néanmoins, même si les animaux ne comprennent pas ces termes et qu’ils n’en sont pas psychologiquement impactés, cela impacte notre attitude à leur égard, ce qui est très problématique. Les personnes qui pensent que « avoir la mémoire d’un poisson rouge » autorise de ce fait à les mettre dans des aquarium en boule sans filtre ou plante, les faisant mourir prématurément. Ou les personnes qui trouvent normal de faire du mal à un animal, de « le traiter comme un chien ». Bref, je pense que les insultes spécistes sont à déconstruire non pour les animaux s’en sentent mieux directement, mais pour qu’indirectement les humains arrêtent des les malmener par ignorance ou plaisir (il n’est pas nécessaire de maltraiter un animal pour vivre).

      Voilà. ^^

      Aimé par 1 personne

    2. Pour l’intériorisation je suis assez d’accord. C’est pour ça que j’avais mis « de manière similaire » mais je vais rajouter un renvoi vers ton com.
      L’idée était plus que cette forme d’intériorisation est pas comparable (neurologie et psychologie et fonctionnement social différents + ils vont pas à l’école lisent pas le journal etc). Mais elle existe chez les animaux et est tout aussi problématique

      Aimé par 1 personne

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